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Gros plan sur quelques
spécialités de nos régions
LE NOUGAT DE MONTÉLIMAR
(Rhône-Alpes)
Dès l'Antiquité, on fabriquait du nougat
dans le bassin méditerranéen. Il apparaît
en France au Moyen-Age. Aujourd'hui, il compte parmi
les incontournables de la confiserie traditionnelle
et c'est à Olivier de Serre, qui développa
la plantation
d'amandiers dans la région, que Montélimar
doit son nougat. Blanc, moelleux ou dur, la recette
du nougat de Montélimar est ancestrale et n'a
pas changé : du miel et du sucre, des blancs
d'ufs, des amandes douces, des noisettes et
des pistaches.
La plus belle légende concernant l'origine
du nougat remonte au XVIIe siècle, et raconte
que l'appellation " nougat " viendrait de
l'expression "tu nous gâtes" !
LES PÂTES DE FRUITS
DE PROVENCE (Provence)
L'origine de cette confiserie remonte au Moyen-Age,
à cette époque, les pâtes de fruits
portaient le nom de "confitures sèches"
et tenaient davantage d'une méthode de conservation
des fruits qui permettait de les consommer en toutes
saisons.
Faites de pulpe de fruits et de sucre, ces douceurs
de choix ont trouvé naturellement leur place
en Provence.
LES FRUITS CONFITS D'APT
(Provence-Côte d'Azur)
Ce sont les Romains qui, dit-on, sont à l'origine
du confisage au miel. Une méthode utilisée
pour conserver les denrées périssables.
Aujourd'hui, le principe du confisage consiste à
remplacer le liquide contenu dans le fruit par un
sirop de
sucre et la ville d'Apt atteint la perfection dans
cet art. Une tradition qui remonterait au séjour
des papes en Avignon
LE CALISSON
D'AIX (Provence)
Un losange qui rappelle un sourire
un cur
moelleux et fondant fait d'amandes et de melon confit
habillé d'un manteau de pain azyme et de sucre
poli
Une boîte en carton de la même
forme et de la même couleur que la friandise.
C'est ainsi qu'apparaît le calisson d'Aix en
1454 lors du mariage du Roy René avec Jeanne
de Laval. En 1630, lors de la grande peste, il fut
distribué Donné au en communion à
la place des hosties pour prévenir cette épidémie.
Aujourd'hui la précision de sa fabrication
et la délicatesse de sa recette sont perpétués
par les Calissonniers d'Aix.
LE NOUGAT NOIR DE PROVENCE
(Provence)
Le nougat de Provence perpétue la lointaine
tradition du nougat dont la pâte n'était
pas aérée. Très fortement caramélisée,
cette pâte au miel de Provence agrémentée
d'amandes douces, de noisettes et parfois de grains
de coriandre ou
d'anis prend une coloration très foncée
qui lui vaut son nom et sa saveur unique.
LES RÉGLISSES D'UZÈS
(Provence-Côte d'Azur)
Plante cultivée dans le bassin méditerranéen,
la réglisse était déjà
connue des Egyptiens pour les vertus thérapeutiques
de ses racines. C'est en 1855 qu'elle apparaît
à Uzès. De la racine on obtient le suc
par décoction puis l'extrait par évaporation.
La réglisse est ainsi la base de nombreuses
confiseries.
Présentées en bâtonnets, pastilles
ou gommes, les réglisses sont parfumées
à l'anis, à la violette ou au miel.
LES MARRONS GLACÉS
D'ARDÈCHE (Rhône-Alpes)
Qui dit Ardèche dit châtaigniers et pense
marrons glacés. Friandise ô combien savoureuse
mais délicate à fabriquer, le marron
glacé est à l'honneur dès le
règne de Louis XIV. Il y est déjà
considéré comme une douceur de choix.
Consommé presque exclusivement à l'occasion
des fêtes de Noël et du
Nouvel An, le marron glacé occupe une place
à part dans l'univers des confiseries.
LES PASTILLES ET SUCRES D'ORGE
DE VICHY (Auvergne)
C'est le chimiste Darcet qui est à l'origine
de ces fameuses pastilles digestives, à la
forme octogonale si caractéristique et au poinçon
gravé de la marque. Née en 1825, la
plus célèbre des pastilles est réalisée
en sucre comprimé et contient les
principes actifs des sels de l'eau de Vichy, obtenus
par évaporation. Encore plus anciens que la
pastille, les Sucres d'orge de Vichy sont des bonbons
de sucre cuit, ronds, aromatisés aux fruits
et enveloppés de cellophane. Ils existent depuis
le XVIe siècle.
LES PÂTES DE FRUITS
D'AUVERGNE (Auvergne)
Fleurons de la gastronomie locale, les pâtes
de fruits sont une tradition très ancienne
dans le Puy de Dôme. Vieille de cinq siècle,
cette spécialité est aujourd'hui fidèle
à sa réputation : l'Auvergne produit
toujours de délicieuses pâtes de fruits,
notamment à l'abricot et à la cerise.
LE TOURON (Midi-Pyrénées)
Originaire de Catalogne, le touron à gagné
les régions frontalières françaises
et notamment Perpignan. Fin mélange d'amandes
grillées à cur et de miels sélectionnés,
il inspire une multitude de recettes.
LES CACHOUS (Midi-Pyrénées)
Gommes, pâtes, pastilles, dragées, aujourd'hui,
les confiseries à la réglisse sont extrêmement
variées. Le fameux Cachou " à boîte
jaune " en est un exemple. Créé
en 1880 par Léon Lajaunie, un pharmacien de
l'Ariège, le cachou du même
nom se décline, outre sa formule traditionnelle,
aux parfums de menthe et de vanille. Nés à
Toulouse, les cachous n'ont jamais quitté leur
ville natale.
LES VIOLETTES DE TOULOUSE
(Midi-Pyrénées)
Dans le Midi, l'art de confire les fleurs est aussi
ancien que le confisage des fruits. Et si la violette
cristallisée est déjà employée
au XVIIe siècle, ce n'est qu'à partir
du XIXe siècle que les plantations se multiplient
et que cette fleur impériale décore
les desserts après avoir orné les salades.
Difficiles à fabriquer et d'un prix élevé,
les violettes cristallisées de Toulouse sont,
aujourd'hui encore, essentiellement utilisées
comme élément décoratif.
LES BOULETS DE MONTAUBAN
(Midi-Pyrénées)
Créés pour célébrer la
vaillance et la victoire des habitants de Montauban
sur les troupes de Louis XIII qui assiégèrent
la ville en 1621, les boulets de Mautauban sont des
noisettes grillées habillées d'un manteau
de chocolat noir paré d'une
fine et craquante couche de sucre.
LE COTIGNAC D'ORLÉANS
(Centre)
Dans sa petite boîte ronde en épicéa,
ayant pour drôle de nom "la friponne",
se cache un savoureux trésor : une pâte
de coing, appelée cotignac, d'un beau rouge
foncé que l'on savoure lentement avec délice.
Cet ancêtre du roudoudou est l'une de nos plus
anciennes confiseries. Elle figurait régulièrement
dans les menus médiévaux et fit les
délices des rois et des princes. Aujourd'hui,
sa recette ancestrale reste inchangée.
LA PRALINE DE MONTARGIS (Centre)
Née en 1662 dans une petit ville du Gâtinais,
la plus célèbre des pralines porte le
nom de son créateur le duc de Choiseul, comte
de Plessis-Praslin pour lequel son cuisinier Clément
Jaluzot, mit au point la recette. Elle se reconnaît
à sa robe brun foncé bosselée
de toutes parts, qui cache une goûteuse amande
et lui donne cette saveur unique.
L'ANGÉLIQUE CONFITE
DE NIORT (Poitou)
Douceur à base de plantes, l'Angélique
constitue à elle seule l'une des plus belles
pages de la confiserie française. La légende
attribue sa provenance aux vallées de l'Himalaya
et, aux Croisés, son introduction en France
pour ses vertus
thérapeutiques. Mais ce sont les surs
de la Visitation de Sainte-Marie qui auraient instauré
la fabrication de l'Angélique confite à
Niort. Elle a connu son heure de gloire au XIXe siècle
sous la gouge et le couteau des confiseurs-sculpteurs.
La cité poitevine perpétue aujourd'hui
la tradition, pour le plus grand
plaisir des amateurs de ces bâtons d'émeraude
à la saveur aromatique si particulière.
LE GALLIEN DE BORDEAUX (Aquitaine)
Tous les visiteurs de Bordeaux connaissent les ruines
du Palais Gallien, datant du IIIe siècle. Cet
édifice a donné son nom à une
douceur : crée en 1939, le Gallien est un fin
praliné enrobé de nougatine.
LE TOURON DU PAYS BASQUE
(Limousin)
Est-ce à l'influence de la confiserie du même
nom d'origine espagnole, ou tout simplement à
sa forme que le Touron doit son nom ? Probablement
les deux. Ni miel ni amandes grillées pour
les Tourons du Pays Basque , ce sont de savoureuses
petites bouchées, toutes rondes et colorées,
élaborées à base de pâte
d'amandes et parfumées avec différents
fruits.
LE BERLINGOT DE NANTES (Bretagne)
Avec celui de Carpentras, il est l'un des berlingots
les plus réputés de l'hexagone. Fait
de sucre cuit, il avait autrefois la forme d'une coquille
d'escargot et se vendait en petits cornets dans les
rues de Nantes. Plus petit que celui de Carpentras,
il en a aujourd'hui la même forme, celle d'un
tétraédre aux côtés renflés
et se différencie de l'autre par son aspect
opaque et sans rayures.
LE CARAMEL AU BEURRE SALÉ
(Bretagne)
La Bretagne est, par excellence, le pays du beurre
salé et les grands-mères l'utilisaient
déjà, il y a fort longtemps, dans la
fabrication de caramels destinés à leurs
petits-enfants. C'est sur cette tradition que sont
nés les CBS ou caramels au beurre salé,
douce alliance de salé et de sucré.
Natures ou agrémentés
d'amandes, de noisettes ou de noix ; au chocolat ou
à la vanille, ils se présentent toujours
en papillotes de cellophane.
LA NINICHE (Bretagne)
Un cylindre long et étroit monté sur
un bâtonnet. Plus de cinquante variétés
pour une confiserie plus que cinquantenaire
Il s'agit bien entendu de la niniche. Ces sucettes
ô combien célèbres sont fabriquées
avec du caramel pur beurre, un feuilleté praliné,
ou du sucre de canne et des arômes naturels
de fruits.
LES CARAMELS DE NORMANDIE
(Normandie)
Ce sont des caramels tendres enrobés de caramel
dur, fabriqués avec de la crème provenant
du village de Camembert et présentés
dans une véritable boîte à fromage.
LE SUCRE DE POMME (Normandie)
C'est à Rouen au milieu du XVIe siècle,
qu'est né le sucre de pomme. Rien de plus naturel
! Les vergers regorgeaient de pommes reinettes et
le sucre de canne y arrivait par bateau. L'impératrice
Marie-Louise en était très friande et
sa présentation initiale était digne
des rois. Aujourd'hui, le sucre de pomme a troqué
ses beaux habits d'antan pour un petit étui
de papier et, des fastes du passé, il a gardé
ses jolies vignettes représentant les monuments
de Rouen.
LA BÊTISE DE CAMBRAI
(Nord-Pas-de-Calais)
Il y a près de deux siècles, Emile Afchain,
alors apprenti confiseur chez ses parents à
Cambrai, commit une erreur en brassant la pâte
à bonbons. Sa mère lui cria alors avec
colère : "Tu ne fais que des bêtises
!
". Mais les bonbons se vendirent fort
bien et furent très appréciés.
Ainsi est née la Bêtise de Cambrai, un
joli bonbon à la menthe qui ressemble à
un petit coussin gonflé, rayé de sucre
caramélisé, et qui se décline
aujourd'hui au chocolat et aux fruits.
LA PASTILLE DU MINEUR (Nord-Pas-de-Calais)
Bonbon de sucre cuit, d'aspect lisse et brillant,
aux extraits naturels de plantes, la pastille du mineur
est pleine de force et de caractère, à
l'image du Nord-Pas-de-Calais sa région d'origine.
Née dans un pays minier où les maladies
respiratoires étaient fréquentes, elle
est réputée et appréciée
pour ses propriétés rafraîchissantes.
LA BERGAMOTE DE NANCY (Alsace-Lorraine)
C'est au bon roi René, duc de Lorraine et roi
de Naples et de Sicile au XVe siècle, que l'on
doit l'introduction de la bergamote. Quatre siècles
plus tard, Jean-Frédéric Lillich invente
le merveilleux petit bonbon de sucre cuit, ambré,
en forme de tablette carrée, au goût
subtil et légèrement acidulé.
Indissociable de la ville de Nancy, la Bergamote est, aujourd'hui
encore, fabriquée de façon artisanale
par les maîtres confiseurs de la ville.
L'ANIS DE FLAVIGNY (Bourgogne)
Au départ simple plante ombellifère
de taille modeste, cultivée dans la région
de Flavigny, dont les graines disposent de vertus
curatives, l'anis flavienne est devenu ce petit bonbon
de sucre, tout rond, renfermant un grain d'anis confit
et qui ne pèse pas plus d'un gramme. On le
doit notamment aux surs ursulines qui, au XVIIe
siècle se lancent dans la fabrication d'anis
confit. De six mois pour réaliser cette confiserie
en 1632, quinze jours suffisent aujourd'hui pour une
recette traditionnelle inchangée.
LE NÉGUS DE NEVERS
(Bourgogne)
Un petit carré de chocolat plongé dans
un bain de sucre pendant une seconde. Ainsi naît,
en 1901, le Négus de Nevers, une confiserie
au cur moelleux et fondant caché dans
une coque croquante. Transparent comme une pierre
précieuse à la teinte chaude, le Négus
fut créer par Grelier, confiseur à Nevers,
en hommage au roi des rois, l'empereur Ménélik.
Plus que centenaire, le Négus continue à
être fabriqué dans le respect de la tradition
et se vend toujours dans la même très
belle boîte de métal.
LA FORESTINE DE BOURGES (Centre)
En 1879 naissait le premier bonbon de sucre cuit fourré,
la Forestine. Son nom s'inspire de celui de son créateur
Georges Forrest. Friandise de sucre satiné,
fourrée d'un onctueux praliné au chocolat,
elle ressemble à un délicat petit coussin
de soie aux teintes pastel.
LE COCON DE LYON (Rhône-Alpes)
C'est pour rendre hommage aux soyeux de Lyon que fut
créé en 1953, le cocon de Lyon ; une
confiserie de fine pâte d'amandes parfumée
à différents arômes et à
l'apparence d'un cocon de ver à soie. Les premiers
cocons de Lyon furent offerts au maire de la ville
de l'époque, Edouard Herriot.
LE COUSSIN DE LYON (Rhône-Alpes)

"Laissez-nous vous conter l'histoire du Coussin de Lyon. Elle est née d'une lointaine tradition lyonnaise".
En l'an 1643, une terrible épidémie ravageait la cité et pour la combattre les échevins lyonnais firent le vœu de se rendre en procession sur la colline de Fourvière où l’on allait déjà prier la Vierge, et de remettre un cierge de sept livres de cire et un écu d’or sur son coussin de soie.
Chaque année depuis lors les Magistrats de Lyon renouvellent le vœu des échevins en se rendant à Fourvière tandis que retentissent les trois coups de canon annonçant que le vœu à été respecté.
C’est ce coussin de soierie qui a inspiré la création de Coussin de Lyon.
« En 1960 certains « SOYEUX » et nous même VOISIN, Maître Chocolatier, les unes imaginant un boîtage rappelant la forme et l’allure du Coussin de Soie historique, l’autre inventant une spécialité composée de riche cacao, de liqueur de curaçao discrètement parfumée et de belles amandes délicatement blanchies, conçurent et firent naître le Coussin de Lyon. »
Vite connu dan la ville il fit peu à peu la conquête de la France et aujourd’hui il n’est pas rare de le rencontrer dans le monde entier lors des manifestations de prestige et de qualité des produits lyonnais.
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